Chaque année, le 20 mars est la Journée internationale de la Francophonie et constitue une importante mobilisation autour de la langue française dans le monde. Cette année, notre association a proposé un test de 30 questions originales diffusé via la plateforme officielle de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) dédiée à cette occasion ‘https://20mars.francophonie.org/), recueillant 74 réponses.
Le test était composé de plusieurs sections pour mettre à l’épreuve les connaissances francophones des participants entre culture générale, internationale, histoire, littérature, et expressions en langue française.
Le français est partagé par plus de 396 millions de personnes sur cinq continents, en faisant de lui la 4e langue la plus parlée au monde selon le dernier rapport de l’OIF de mars 2026. Le français se situe après l’anglais, le mandarin et l’hindi. C’est la deuxième langue présente sur tous les continents, juste derrière l’anglais.
Notre test interactif proposé cette année offre une fenêtre modeste mais concrète sur ce phénomène. L’Association JMDF en a extrait les données et les soumet ici à une lecture analytique, dans l’esprit de sa mission de veille culturelle et de transparence.
Ce que les chiffres disent
Sur les 74 participants enregistrés, l’Europe concentre 79,7 % des réponses. L’Afrique représente 13,5 % de l’échantillon. L’Amérique du Nord et l’Asie complètent le tableau avec des présences plus limitées mais réelles à savoir respectivement 5,4% et 1,4%.

Concernant l’Europe, qui reste largement majoritaire dans les réponses et qui témoigne d’une sensibilité pour la francophonie, paradoxalement moins connue sur ce continent que sur les autres. Nous aurions pu distinguer la France et les autres pays du Vieux continent pour savoir si les réponses venaient de la métropole, des pays francophones comme la Suisse ou la Belgique, ou encore de pays avec un bon niveau de français comme l’Italie, l’Allemagne ou encore la Roumanie.
La présence africaine, qui représente 13,5 % des répondants, mérite d’être soulignée. Elle reflète l’importance croissante démographiquement du français dans le continent : l’Afrique constitue aujourd’hui la plus grande concentration de locuteurs francophones au monde. Ce résultat, bien que discutable en valeur absolue, témoigne d’un réel intérêt à la langue française comme vecteur de culture et d’échange.
De même, la présence américaine et asiatique, aussi minoritaire soit-elle, illustre l’engouement pour la langue française dans des zones où les politiques d’enseignement du français progressent depuis plusieurs années. L’ignorer conduirait à une erreur de lecture.
Sur le plan du genre, les femmes représentent 59,5 % des répondants. Ce résultat s’inscrit dans une tendance documentée à l’échelle internationale : les femmes sont des actrices majeures de la transmission et de la vitalité des langues. Elles constituent, dans de nombreux contextes, le premier vecteur de la pratique quotidienne du français.
Cette surreprésentation féminine dans notre échantillon invite à s’interroger sur les moyens de mieux mobiliser le public masculin autour des enjeux de la francophonie.

Ce que les chiffres ne disent pas
Un échantillon de 74 réponses ne prétend pas à la représentativité parfaite. En revanche, ces données démontrent tout de même la présence d’un public engagé qui dépasse le cadre hexagonal.
Il existe notamment trois biais qui empêchent une représentativité de tous les publics : un biais de sélection (les participants sont par définition déjà sensibilisés à la francophonie), un biais numérique qui inclut mal les personnes âgées et les personnes qui n’ont pas un accès correct à internet, et un biais de diffusion (le test a circulé principalement via les réseaux de l’OIF et de l’association).
Pour notre première participation à cette édition, 74 réponses constituent un point de départ prometteur et renforce la crédibilité de la démarche.
La mission de l’association
L’association s’est dotée d’une capacité d’analyse des dynamiques francophones actuelles, à travers une veille des dispositifs culturels, éducatifs et numériques liés à la langue française. Cette analyse du test du 20 mars s’inscrit pleinement dans cette démarche.
Nos projets futurs visent à ce que la culture reste accessible à tous les publics et plus particulièrement aux jeunes, en renforçant notre présence en ligne et dans le dessein de nouer des partenariats avec des acteurs éducatifs locaux et internationaux.
Nous ambitionnons de créer une bourse destinée aux jeunes francophones, de faire publier un recueil de poésie, de distribuer des livres et des carnets à des jeunes dans des établissements scolaires, tout en maintenant un site internet, accessible à tous, gratuit, et sans publicité.
Les institutions et collectivités souhaitant s’associer à cette démarche ou en savoir davantage sur nos axes de développement sont invitées à prendre contact avec notre association.
